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LE PLAN LEMERA
Goma, 27 juillet 1998

Annotation: On ne peut pas croire que ce texte reflète la pensée de tous les partisans de cette tendance; il reflète néanmoins la tendance d'un petit groupe extrémiste et très actif et qui risque de l'emporter sur les autres plus modérés de cette tendance; il faut mettre les lecteurs en garde contre un danger de globaliser les opinions exprimées dans le texte et contre le danger d'accuser tous les rwandais tutsi de cette volonté d'expansion et de puissance. Néanmoins il est intéressant de connaître certaines velléités..
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Des informations troublantes en provenance du Kivu font de plus en plus etat de la mise en oeuvre, depuis plusieurs semaines, de l'occupation partielle du territoire congolais par les ressortissants Tutsi, conformement aux termes du plan conclu a Lemera en 1996-97 entre l'AFDL, alors en rebellion et les principaux commanditaires du soulevement, particulierement le Rwanda.

Selon plusieurs temoignages, des personnes parlant principalement l'anglais ou un francais sommaire et d'une morphologie assimilable a celle de la grande ethnie Tutsi auraient debarques en quantites innombrables sur le territoire du Nord et Sud Kivu. Le gouvernement congolais garde un mutisme total sur ce mouvement de population qui revet un caractere hors du commun. Debut juillet, le quotidien ougandais, New Vision, dans son edition du 6, indiquait que les militaires de Yoweri Museveni avaient deplace leur base d'operations de Kiraro, dans le district de Kasese en Ouganda, vers la localite congolaise de Ntabi, situee a 15 km de la frontiere pour orchestrer les combats avec les elements rebelles de l'ADF. Ntabi a ete prise d'assaut par un bataillon ougandais le jeudi 2 juillet sous les ordres du lieutenant-colonel Tumusiine Nyakaitana et du brigadier James Kazini.

Kinshasa ne semble pas avoir donne une replique adequate a ce qui ressemble fort bien a un viol de la souverainete nationale.

Par ailleurs, des rumeurs persistantes vont dans le sens de la creation prochaine de la "Republique Independante du Kivu" qui serait composee de quatre provinces : la province de Mulenge, le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et le Maniema. Le gouvernement unitariste du President Kabila ne leve aucune voix de protestation contre ce projet de demembrement de la Republique democratique du Congo.

Avant de quitter Washington vendredi dernier, l'ancien Premier Ministre Kengo wa Dondo avait donne des eclaircissements sur la situation dans l'Est du pays, au cours de sa derniere conference au National Endowment for Democracy. Il avait notamment explique les differentes phases de versement des peuplades Tutsi sur le territoire congolais depuis l'epoque coloniale jusqu'a l'avenement des camps des refugies a Goma en 1994. Cette presence massive a provoque des probleme d'ordre demographique, d'ordre foncier et des problemes afferents a la representativite et donc au pouvoir. M. Kengo etait brievement revenu sur l'ordonnance signee par le president Mobutu en 1973 accordant globalement la nationalite congolaise aux Tutsi dans l'espoir d'eteindre les foyers de tentions avec les autochtones (Nandes, Hundes, Nyanga, Bashi etc..) Cette disposition a ete annulee par l'activation de l'article 1 de la Constitution de Luluabourg par la Conference Nationale Souveraine. Selon cet article, "est Congolais, toute personne dont les parents, les grands-parents ou les arrieres-grands-parents se trouvaient sur le territoire congolais au moment de la Conference de Berlin.

Or, d'apres M. Kengo, aucune presence Tutsi n'etait signalee au Congo a cette epoque. Leurs revendications sont donc caduques. A ce probleme perplexe, M. Kengo a reconnu l'incapacite de ses gouvernements successifs a proposer une solution susceptible d'apporter une paix durable. Il pense maintenant que le calme dans l'Est du Congo viendrait peut-etre avec la relocalisation des ressortissants Tutsi sur un autre site a trouver sur le territoire congolais. Un dossier brulant, a precise Leon Kengo wa Dondo, qu'il faut traiter avec parcimonie, puisqu'au Congo, "toute terre appartient a une tribu". Pour les premiers interesses, la solution a deja ete planifiee a Lemera entre les dirigeants actuels et leurs bailleurs.

Extrait du nouveau plan de colonisation tutsi dans le Kivu montagneux.

Periode de realisation : de 1998 a 2008 (soit 10 ans)
Source de financement : encore inconnue
Colonisation a 2 variantes :
Imposition armee dans le Nord-Kivu
"Transfert tranquille" dans le Sud-Kivu

La premiere phase va se realiser sans aucune forme de proces, sous le seul pretexte de faire chasse aux miliciens armes hutu (Interhamwe) et aux ex-Far qui destabilisent le Rwanda a partir du Nord-Kivu.L'occupation des villes de Goma et Butembo constitue la phase la plus decisive, suite a l'eventuelle resistance armee des autochtones. La realisation de la deuxieme phase du plan est dependante de la reussite de la premiere phase. Le "transfert tranquille "dans le Sud-Kivu est proportionnel a la resistance calme de l'elite de cette partie du Kivu, face a l'hegemonie tutsie dans la region des grands lacs. Cette phase est realisable en 3 etapes:

L'objectif tutsi dans les villes de Bukavu et d'Uvira est de faire de ces villes des villes les moins bantoues possible.

Cette deuxieme phase de la tutsisation du Kivu. montagneux se realisera en 3 etapes:

1. L'inondation dômographique dans le Sud-Kivu,
2. La separation physique entre les parties tutsies et celles habitees par les autochto
3. Le demantelement de l'entite non tutsie dans la province, plus particulierement dans les villes de Bukavu et d'Uvira.

Les deux premieres etapes seront realisees en cooperation avec le pouvoir de Kinshasa, qui organisera l'immigration des tutsis du Rwanda, Burundi, Ouganda, Somalie et eventuellement de l'Ethiopie vers la "Terre promise". Ainsi sera payee la facture de guerre pour le Rwanda de Paul KAGAME (accords de Lemera). Pour financer cette colonisation tutsi, une banque appelee "banque d'implantation tutsie dans le Kivu" sera installee a Kigali, avec sa maison mere dans la ville de Kampala (Ouganda). Elle va financer les constructions des logements pour Tutsis dans le territoire occupe et, sous forme de credit, le commerce et l'administration des colons. Le plan prevoit: 600.000 constructions de logement pour la periode de 1999 a 2004. En cette annee, on prevoit alors organiser des elections municipales et pour le parlement en cooperation avec le pouvoir de Kinshasa. C'est alors que le Kivutien autochtone, devenu minoritaire, comprendra qu'il a perdu la partie. Alors on passera a la troisieme etape, le "transfert tranquille" proprement dit.

Cette etape constituera simplement a decourager les Kivutiens autochtones de vivre chez eux. La nouvelle administration, principalement ou totalement tutsie, leur interdira(loyalement), la construction de logements pour rendre la cohabitation (devenue alors
dangereuse) impossible, soit en acquerant leurs maisons. On etablira des permis de residence, qui ne seront attribues aux Kivutiens autochtones que s'ils arrivent a remplir certaines conditions, dont la plus rude, necessaire et suffisante sera de prouver que son centre de vie se trouve dans le Kivu depuis 5 ans au moins. Or, dans le cadre du decouragement, on aurait amene un nombre considerable a immigrer a l'interieur du territoire congolais, plus particulieement vers la province orientale (ex-Haut Zaire) et vers la capitale, Kinshasa.
Cette operation serait organisee par le pouvoir de Kinshasa dont particulierement les ministere de la Reconstruction et de l'interieur.
Ces gens ne sont plus en mesure de remplir les conditions de se reinstaller sur le sol du Kivu Montagneux occupe. D'autres qui
n'auraient quitte la province pourront ne pas s'averer capables de remplir ces conditions par manque de preuves suffisantes: par exemple, les factures d'electricite et d'eau... Ils seront loyalement deloges de leur residence ou on leur retirera le simple droit de se retrouver dans des villes administratives, telles que Bukavu, Uvira ou Goma.

La premiere variante du plan est prevue pour une duree d'une annee, allant de 1998 a 1999, tandis que la seconde couvre le reste de temps de realisation du plan.

Le plan d'occupation du Kivu a commence

Un plan d'immigration des Tutsi, pour l'occupation du Nord et du Sud-Kivu existe. Il a ete recemment porte a la connaissance du president des USA, du secretaire general de l'ONU, du president de l'Union europeenne et des chefs d'Etats et de gouvernements africains dans une lettre du Collectif de l'opposition congolaise datee de mars 1998. D'apres ce plan, l'occupation totale du Kivu se ferait au cours d'une periode de dix ans, allant de 1998 a 2008. Elle se ferait par une imposition militaire au Nord-Kivu, etant donne la resistance farouche attendue des populations de cette province. Pour le Sud-Kivu, il s'agirait d'un transfert tranquille en raison de la resistance calme de l'elite de cette province. Ceux qui doutaient de la veracite d'un tel plan se rendent aujourd'hui a l'evidence. Comme prevu, le plan de colonisation est mis en marche en 1998. Le transfert des Banyarwanda de "Vyura", au nord-est du Katanga, vers le Sud-Kivu en constitue une des etapes les plus importantes.

Les faits

Les autorites du RCD (Rassemblement congolais pour la democratie) viennent de decider de transferer quelque 20.000 "Banyavyura", habitant au nord-est de la province du Katanga, au Sud-Kivu. Le RCD justifie cette decision par le fait que "ces populations seraient menacees d'extermination au Nord-Katanga ou elles habitent depuis plusieurs annees". La decision a ete annoncee a la radio RTNC, le vendredi 25 septembre 1998, par le gouverneur du Sud-Kivu, le professeur Jean-Charles Magabe, qui a fait etat d'une lettre que les "Banyavyura" lui auraient adressee a ce sujet. Aussitot, les autorites de la province ont mobilise les organismes humanitaires. En vue d'assurer le succes de cette operation, leurs representants dans la sous-region ont ete invites a Bukavu (avec visa gratuit pour six jours). Des reunions de travail ont eu lieu pour preparer l'accueil et l'installation des "Banyavyura" dont on a appris l'arrivee, par avion et par bateau, via Bukavu et Uvira. Le premier contingent est deja arrive a Kalundu, dans le territoire d'Uvira, voisin de Bujumbura.

Quelques considerations


D'apres le RCD, les populations tutsi dont il est question seraient parties des hauts plateaux de Fizi et Uvira, voici une trentaine d'annees. Elles reviennent donc chez elles au Sud-Kivu. Et pourtant les concernes se sont toujours reclames originaires du Katanga ou ils seraient arrives depuisplusieurs siecles, comme les Banyamulenge le disent au Sud-Kivu.On sait que la petite poignee des Banyarwanda qui seraient partis pour le Nord-Katanga y avaient ete rejoints plus tard par les Rwandais et les Burundais. Les uns et les autres prendront plus tard le nom de "Banyavyura", au moment ou les Banyarwanda des hauts plateaux ont pris celui de Banyamulenge. Il ne s'agit donc pas des populations qui reviennent chez elles. Le coordonnateur de l'operation, Mr Sebagabo Muhire, est Tutsi burundais

Avant la date du 25 septembre 1998, il n'avait jamais ete dit, ni dans les discours des autorites du RCD, ni dans les medias internationaux, ni au niveau des organismes humanitaires et des droits de l'homme, que les Banyavyura auraient ete attaques ou massacres au Nord-Katanga. De plus, la raison invoquee pour justifier leur transfert du Katanga vers le Sud-Kivu est l'insecurite, voire le risque de genocide. Pourtant, le territoire habite par les Banyavyura se trouve, si l'on en croit le RCD et les medias internationaux, dans la zone sous controle de la rebellion. Comment ces populations seraient-elles menacees d'extermination alors qu'elles sont sous la protection du RCD, et dans un territoire deja conquis par ce dernier? En plus, quelle garantie y a-t-il que le Sud-Kivu leur offre plus de certitude de securite? Et si c'est la contre-attaque qui est redoutee, pourquoi ne deplace-t-on pas toute la population du milieu, les non-Banyavyura y compris, pour la mettre a l'abri des attaques? Et dans le cas ou seul ce groupe serait vise, pourquoi ne pas les conduire sur Kalemie ou a tout autre endroit proche de chez eux, en attendant que le calme revienne a Vyura pour qu'ils y retournent?

La raison de ce transfert est donc ailleurs. Le plan elabore et mis en route par le Rwanda et les populations Banyamulenge vise a creer une grande concentration de Tutsi au Kivu pour en faciliter l'administration par eux. Recemment, des Banyamulenge de Minembwe ont rappele aux chefs rebelles du RCD, en tournee sur les lieux, leur volonte et demande d'une entite autonome. Ce qui est vise en premier lieu, c'est le regroupement des Banyarwanda. Ce regroupement a pour but de creer un couloir pour faciliter la jonction entre les Banyarwanda du Sud-Kivu et leurs freres du Rwanda et du Burundi. N'est-ce pas la la meilleure facon de faciliter l'immigration (transfert) moins problematique des populations tutsi? Ne faut-il pas craindre que le rassemblement des Tutsi au Kivu soit le prelude a la declaration d'une autonomie du Kivu dont la phase ultime, telle que lachee dernierement par Kigali, sera carrement l'annexion d'une partie du territoire congolais dans un grand ensemble hima?

Cette situation presage des malentendus sur le plan de l'organisation coutumiere, de la gestion des ressources et des espaces vitaux. Une exacerbation des conflits entre populations tutsi et populations congolaises autochtones est donc previsible. Comme les Tutsi sont armes et qu'ils pourront appeler les soldats de leur ethnie, a partir du Rwanda ou du Burundi, a la rescousse, il faut s'attendre a des massacres ou tout au moins a la montee de l'insecurite au Sud-Kivu. Cette insecurite previsible occasionnee par les responsables du RCD servira comme pretexte pour une separation physique entre les entites "tutsi" et celles habitees par les autochtones, ou le demantelement de l'entite "non tutsi" dans les parties convoitees par eux au Sud-Kivu.

C'est au RCD qu'il reviendra de donner a l'execution de ce plan machiavelique une apparence legale. On observe aujourd'hui des consultations et une propagande visant la mise en place d'un "parlement provincial" au Sud-Kivu. C'est le moyen par lequel le RCD -- ce cheval de Troie charge de faire aboutir des "promesses non tenues par Kabila" --voudrait faire avaler a la population congolaise une trahison de tres haute facture. Ceux des Congolais qui se lancent dans cette aventure funeste, par gout de lucre et par opportunisme abject, le regretteront. Ils doivent s'attendre a subir tot ou tard le chatiment du peuple.

Goma, 28 septembre 1998     
    
    
    
    

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